Maison ...
Maison de Dieu
Maison des hommes
   
Maison de Dieu, maison des hommes

Des générations de maîtres d'œuvre ou architectes, de maçons, de charpentiers, de verriers, de plombiers, de couvreurs, de tailleurs de pierre, de briquetiers, d'ouvriers et de restaurateurs, de dessinateurs de plans, de dresseurs de maquettes et de gabarits ont, dans une grande continuité de dessein, construit, élevé, restauré et conservé, à travers les vicissitudes des événements militaires et politiques, ce monument exemplaire du gothique brabançon.

Chacun a apporté sa "pierre", une idée, une impression, une suggestion, un acquis, sa truelle, son ciseau, son équerre et son compas. La convergence de ces apports dote Mons d'une des réussites spectaculaires de la continuité d'un projet voulu, maintenu et contrôlé avec ténacité et persévérance, par quelques femmes de la cité, les chanoinesses, du XVe jusqu'à l'aube du XIXe siècle, entreprise poursuivie ensuite par les autorités communales et fabriciennes, soutenues par les sociétés montoises dites savantes.

Vue de Mons depuis Frameries

Celui qui, de France, arrive à Mons la découvre telle l'arche posée sur le Mont Ararat. Elle marque, elle identifie la ville, à côté du beffroi, symbole de la société civile, rencontre du sacré et du profane... présage d'un XXIe siècle qui encouragera les hommes à effacer leurs conflits pour répondre aux défis de leur planète, sur laquelle ils continuent de poser la question du pourquoi et du pour qui ?

Celui qui en franchit le seuil accède à un autre monde : les pierres élevées en lignes verticales et la clarté qui vient du haut établissent le lien entre le matériel et le spirituel, entre le monde d'en bas et le monde céleste.

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