La sainte
   
La sainte

Quand on dit " Sainte Waudru ", ne pense-t-on pas plutôt à l'édifice qu'à la femme ? C'est évidemment vers la collégiale que convergent les regards et les esprits.

Mais voilà treize siècles que Waudru n'est plus de ce monde et pourtant Mons ne porte pas le deuil de sa sainte. Car, aux yeux de la cité hainuyère, la grande dame vit toujours aujourd'hui. Pour un peu, les Montois ne s'étonneraient guère de la rencontrer au détour d'une rue, tant son parfum flotte dans tous les recoins.
Et quand, le dimanche de la Trinité, sort la procession du Car d'Or, n'est-ce point la relique qui est l'objet de vénération, plus que le char triomphal qui lui sert d'écrin ?

Reliquaire du Chef de sainte Waudru - XIXe s.Même si leur vision n'est pas toujours rigoureusement historique, les Montois savent implicitement ce qu'ils doivent à cette femme qui vécut voici treize siècles. Et la ferveur de la procession du Car d'Or se double d'une expression bien vivace, la veille, lors de la cérémonie de la " descente de la châsse ", quand les participants se pressent dans la collégiale. Ils retrouvent là des gestes traditionnels en cherchant à toucher les reliques de leur sainte. C'est un peu comme s'ils venaient saluer une parente qu'ils rencontrent lors d'une réunion de famille.

Waudru, c'est donc une femme, un culte, des reliques, une procession et bien sûr la collégiale !

(H. Wattiez et E.Liénard - 1992)

Pour en savoir plus...

  • Sainte Waudru : De l’aristocrate mérovingienne à la figure de légende - Le point de nos connaissances historiques. François DE VRIENDT Télécharger le pdf

 

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